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Les PMEs Sénégalaise ont difficillement accès aux prêts bancaires

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Les Pme ont difficilement accès au crédit, à cause de leur incapacité à remplir les conditions posées par les établissements de crédits. Devant cette situation, ces entreprises se retrouvent avec un déficit de financement de 500 milliards de francs Cfa. Au niveau macro, c'est le Sénégal qui s'est retrouve mal classé sur l'indicateur ‘accès au crédit’, dans le Doing Business 2010. Sur 180 pays, il est classé 150 ème.

L'accès des Petites et moyennes entreprises (Pme) au crédit est problématique. La non fiabilité des états financiers, l'absence de garantie suffisante, etc., sont des arguments avancés par les banques notamment devant le besoin exprimé de ces entreprises. Aussi le coût du crédit est-t-il ‘exorbitant’ et ‘contraignant’ à cause du taux de risque. L'atelier sur la Deuxième concertation sur le Crédit (16-17 mars à Dakar), sous le thème de ‘l'amélioration de l'accès des Pme au crédit’, a été l'occasion de présenter un diagnostic. Il est ressorti de la première concertation nationale, 65 mesures opérationnelles dont la mise en oeuvre intégrale pouvait permettre de faire des avancées significatives dans la couverture des besoins de financement des Pme et l'accès des populations défavorisées aux services financiers. Cependant, le niveau d'exécution de ces mesures lors de l'évaluation de 2008, s'est révélé faible (28%). La directrice de la monnaie et du crédit, Mme Oulimata Diop relève que les difficultés d'accès au crédit sont la conséquence du mauvais classement du Sénégal dans le Doing Business, sur l'indicateur ‘Accès au crédit’.

Des nombreux facteurs bloquants, résulte un gap de financement est énorme. Sur un besoin de crédit estimé à 1000 milliards de francs, les petites et moyennes entreprises n'ont obtenu que la moitié. Soit un différentiel de 500 milliards de francs. Selon le directeur des Pme, Ibrahima Diouf, c'est parce que ces entreprises manifestent un besoin de financement de leur investissement, chose à laquelle les établissements bancaires sont réticents. Il indique que le gap se situerait à 1200 milliards de francs si l'on y ajoute la mise en oeuvre de la Stratégie de croissance accélérée qui nécessite un financement public de 700 milliards de francs. ‘Ce chiffre suffisamment éloquent, renseigne de l'ampleur des problèmes et des défis qui nous interpellent. Il s'agit notamment de créer un environnement propice permettant aux établissements de crédit, aux Systèmes financiers décentralisés (Sfd) et au marché financier de contribuer de manière plus efficace à la couverture des besoins de financement des Pme tout en préservant la stabilité et la solidité du système’, soutient le ministre des Finances, Abdoulaye Diop.Une étude de marché, réalisée sur un échantillon de 703 entreprises, révèle un concours bancaire de 20% du Pib et un taux de bancarisation de 11% des Pme. Les taux imposés sur les crédits, par ailleurs, alourdissent les coûts. Les institutions de microfinance, partenaire financier par essence des petites entreprises ont un taux d'usure de 27%. ‘Ce qui pénalise l'activité des Pme’ et ‘rend difficile le remboursement’, souligne Ie directeur Ibrahima Diouf. Ce faisant, indique-t-il, l'Etat doit mettre en place un Fonds de garantie afin de réduire le risque Pme. L'objectif de ce Fonds serait de couvrir ces entreprises et également les établissements de crédit, au cas où l'entreprise serait dans l'impossibilité de rembourser.

L’objectif principal de l’atelier sur la Deuxième concertation sur le crédit est de valider le pré-rapport général et le plan d’actions global qui ont été produits à la suite des travaux préparatoires. L’atelier, par ailleurs, vise à approfondir, enrichir et valider le diagnostic et l’analyse effectués sur le coût, l’offre, la demande et l’environnement juridique et judiciaire du crédit, enrichir et valider les recommandations formulées, enrichir et valider les plans d’actions de façon à disposer de mesures opérationnelles réalisables avec un échéancier précis, impliquer l’ensemble des acteurs pour une meilleure appropriation des recommandations formulées en vue de leur mise en œuvre diligente, disposer d’un plan d’actions opérationnel, consensuel et partagé par tous les acteurs, définir les procédés et modalités d’une évaluation périodique de l’accès des Pme au crédit.

Le processus de la deuxième concertation a été lancé en février 2009, dans un contexte international difficile. ‘Cette crise s'est manifestée notamment par un assèchement des liquidités sur les marchés entraînant un défaut de financement optimal des entreprises notamment celles des pays en développement qui, au-delà de la crise, ont toujours eu des difficultés d'accès au financement’, relève le ministre de l'Economie et des finances. La concertation nationale sur le crédit découle ainsi d'une forte volonté politique du gouvernement à prendre en charge la question de l'accès au financement des Pme afin d'y apporter des réponses appropriées et durables. Le ministre Abdoulaye Diop déclare qu' ‘il a été constaté avec regret que malgré toutes les politiques et réformes de qualité initiées depuis presque une décennie, l'environnement des affaires au Sénégal reste toujours tributaire de difficultés persistantes d'accès au crédit (...) Cette situation (...) s'accommode mal avec nos objectifs d'accroissement des investissements productifs pour une accélération de la croissance économique.’

Khady BAKHOUM


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Par Bathie Ngoye Thiam le 11 - 05 - 10

Mbokki taalibe yi (chers condisciples), l’heure est grave. Nos marabouts sont de plus en plus désacralisés. Des égarés croient qu’ils peuvent se passer d’eux tout en restant musulmans. Ils veulent se suffire de Dieu, du Prophète (Psl) et de leurs recommandations, programmant ainsi la fin de nos dynasties confrériques. Ils vont jusqu’à penser que nos marabouts sont des citoyens comme nous, alors que nos grands-pères, comparés aux leurs, n’étaient que de petits types, pour ne pas dire de viles créatures.

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